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Visite de la Favela de Rocinha

Excitant – Généreux – Authentique

Construites sur les hauteurs de la ville, les favelas, miroirs des fractures sociales font partie intégrante des mégalopoles brésiliennes. Habitations de fortune, ruelles étroites, souvent emblématique de la pauvreté. Néanmoins, pour se défaire des représentations, il est important de rappeler que 1/3 de la population de l’État de Rio vit dans des favelas. Ce sont des gens ordinaires. Beaucoup d’entre eux travaillent comme femme de ménage, chauffeur de bus, de taxi etc. Découvrir la culture des favelas contribue donc à briser les stéréotypes et amalgames ancrés.

C’est pourquoi, visiter une favela était l’un de mes objectifs en venant au Brésil. Ce genre de visite fait débat, et de nombreuses personnes sont totalement contre, l’assimilant à du voyeurisme. En effet, tous les tours ne sont pas gage d’une éthique convenable. J’ai eu la chance de faire une visite la plus authentique qui soit de Rocinha grâce à Lætitia et Leandro : une des expériences les plus puissantes de mon voyage. Pour plus d’informations cliquez ici.

Rocinha : une ville dans la ville

Berceau d’une culture populaire particulièrement vivante, la favela de Rocinha est une ville dans une ville. Installée sur une colline, elle est la plus grande favela de Rio, du Brésil et même d’Amérique du Sud. Elle a sa propre culture, ses propres règles, installations, musiques, danses, et manière de vivre. Ainsi, on retrouve de multiples commerces, restaurants, bars (avec les meilleures soirées funk) mais aussi une bibliothèque, des infrastructures sportives, un service de transports (bus) et un hôpital au sein de la favela. Aussi étrange que cela puisse paraître, on peut s’y rendre en toute sécurité à condition d’être bien accompagné. Cependant, il n’est pas possible de se rendre dans toutes les favelas, car certaines ne sont pas pacifiées. Il faut donc bien se renseigner avant d’entreprendre une telle visite.

Ma visite de Rocinha : une expérience unique

Lundi 6 janvier 2020, au pied de la favela en face de l’arrêt de métro, nous sommes un petit groupe à attendre notre guide. Leandro est né à Rocinha, y a grandi et y vit toujours avec sa famille. Dès le départ, il nous met en confiance et nous emmène au sommet de la favela à l’aide de motos taxis. Arpenter les rues tout en écoutant le récit instructif de Leandro, était un véritable bonheur. Sans aucun tabou, il participe à faire connaître l’histoire, les coutumes et le mode de vie spécifique ainsi que son amour pour Rocinha. De plus, lors de cette visite, il propose de nombreux points de vue où l’on peut admirer divers panoramas.

Il partage son expérience, les enjeux, les difficultés et singularités, car vivre dans une favela n’est pas simple. Les aides de l’État sont tellement insignifiantes que les habitants doivent faire preuve d’ingéniosité pour vivre. Ainsi, l’une des particularités à Rocinha, est qu’il existe une seule et même adresse pour tous les habitants, celle de la rue principale appelée « Estrada da Gávea ». Le courrier est donc déposé dans des boîtes où les habitants viennent le récupérer directement et pour ceux dans l’incapacité, une distribution est organisée par des associations de la favela telles que ‘Correio Amigo’, ‘Lixeiro Amigo’ ou par l’UPA da Rocinha comme ‘Agente de Saúde’. Une difficulté due à la promiscuité et à l’impossibilité de recenser exactement la population.

L’ex-président du Brésil Lula a élaboré des projets ayant pour ambition d’améliorer les conditions de vie des favelas en construisant des hôpitaux, immeubles, complexes sportifs… Concernant l’accès à l’éducation, des écoles sont présentes mais le niveau reste insuffisant. C’est pourquoi les parents qui ont assez de revenu, envoient leurs enfants dans des écoles en dehors.

L’art, comme mode d’expression libre et engagé, est également présent et se découvre notamment sur les surfaces de la favela. Des artistes tels que Marcos Rodrigo, plus connu sous le nom de « Wark da Rocinha », ou bien, Eduardo Kobra investissent l’espace urbain de graffitis.

À Rocinha : il se déroule donc une vie comme pour vous et moi, pour la plupart des habitants. Mais la vitrine reste à nuancer car l’insécurité existe et persiste. La criminalité et le trafic de drogue sont bel et bien présents, et touchent même les plus jeunes. En effet, ces business rapportent de l’argent chaque semaine, toutefois, les individus ont la possibilité de choisir ou non cette voie. Un souvenir marquant, le passage devant l’ami de Leandro, entouré lui-même de trois hommes dont un armé d’un fusil. Témoin, cette situation fut possible grâce à notre guide, car un des hommes était son ami et ancien camarade de classe. Ainsi, cette expérience ne peut être encadrée que par un natif et non par un guide touristique pour qui ce serait bien trop dangereux.

Chaque favela à sa propre justice, avec des ‘ Gerente da Boca’ c’est-à-dire des managers dans différents domaines de la favela, responsable de l’administration de leur domaine (argent, drogue, sécurité, conflits…). Les ‘Gerente do Morro’ gèrent quant à eux les managers, ce sont les bras droit du Boss. Ce dernier est sollicité seulement dans des situations importantes ou extrêmes. Il n’existe par conséquent, pas de justice nationale, mais plutôt une justice sectorielle. De ce fait, lorsque l’on vit dans une favela, on ne peut pas se rendre dans une autre, c’est la règle due aux rivalités.

Malgré tout, ce que je retiens de cette visite est l’incroyable gentillesse et l’immense solidarité dont font preuve les habitants entre eux. Une joie de vivre malgré l’insécurité, les difficultés politiques et économiques du pays. Je fus également surprise lors de mon passage dans les ruelles étroites de constater que l’on ne dérangeait pas du tout les familles et personnes. Au contraire, ils étaient très amicaux. Notre visite s’est terminée par la rencontre avec le groupe associatif de Capoeira de Rocinha : Acorda Capoeira avec une initiation à la samba et capoeira.

Je tiens à remercier spécialement notre guide Leandro, un homme formidable qui contribue à faire connaître et socialiser la favela de Rocinha en réalisant un tour 100% authentique. Mais surtout, je tiens à remercier Laetita qui lui a soufflé cette admirable idée !

Infos supplémentaires

Le tour se fait dans un premier temps à moto puis à pied. Tout le long, nous sommes accompagnés de Leandro qui parle couramment anglais. Il est possible de filmer, prendre des photos, et l’on peut s’habiller comme bon nous semble. Prix : 35 euros/ pers pour une durée de 3 heures.

Quand l’art s’invite à la maison : Opéra et Musique

Une évasion pour le plaisir des oreilles. Mise à notre disposition, pourquoi ne pas en profiter ? Que la musique et le spectacle vivant restent présents dans le contexte du confinement pour les nostalgiques comme pour les nouveaux adeptes.

Stéphane Lissner, directeur général de l’Opéra de Paris, confie dans un article pour Le Monde : « Rien ne remplacera jamais les émotions ressenties dans une salle de concert ou un opéra, mais il est indispensable en ces temps difficiles que les gens puissent écouter de la musique et garder un lien avec l’Opéra de Paris. »

Laissez-vous donc guider par la programmation d’opéras et de ballets, parmi les plus prestigieux de l’Opéra de Paris. Au programme Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach et Robert Carsen du 20 au 26 avril et Carmen de Bizet du 27 avril au 3 mai, disponibles également sur le site web Culturebox. Parallèlement, restent accessibles de nombreux dossiers d’articles et diffusions à revoir.

« Si vous ne pouvez pas venir à la musique, la musique viendra à vous ». Une formule exacte que la Philharmonie de Paris a concrétisée en proposant un foisonnant contenu en ligne avec près de 900 concerts dont une centaine en intégralité, entretiens ou documentaires disponibles en replay via le catalogue générique de Philharmonie Live. Le bonus, chaque soir à 20 h 30, un concert tiré des archives vidéos est remis en ligne pour une durée de 24 h.

Autres plates-formes fourmillant de concerts et musiques pour tous les styles. Arte Concert, propose en streaming plus de 600 concerts pour tous les goûts avec de la musique électro, pop rock, métal, hip-hop, jazz, classique. De son côté, France Musique offre également une sélection de concerts en haute définition ainsi qu’une actualité de la musique classique, baroque, jazz, et contemporaine.

Quand l’art s’invite à la maison : Musées et Galeries

Les musées et galeries d’art sont fermés, mais ça tombe bien il y a une solution ! En effet, il est possible de visiter virtuellement des musées ou galeries sans même avoir à se déplacer. Des visites à 360° où l’on peut s’adonner à contempler des œuvres d’art sans être perturbé, ni dérangé, le luxe non ?

Les quatorze musées de la Ville de Paris en sont un exemple. Musées d’art et d’histoire, musées de charme, maisons d’artistes et d’écrivains, ils réunissent des collections de qualité et donnent un accès numérique à l’art sous diverses formes.

Le Louvre, quant à lui propose pour sa 5ème saison, une exposition intitulée « Figure d’artiste ». Visitez la Petite Galerie et découvrez des œuvres de Delacroix, Rembrandt ou encore Tintoret lors d’une incroyable visite immersive.

Le Centre Pompidou regorge de trésors. Leur site web vous permet de redécouvrir les chefs-d’œuvre de l’art moderne et contemporain à travers des visites guidées, podcasts, cours en ligne ou cinéma. Un large choix de contenus numériques pour découvrir les expositions et collections.

Et enfin, si vous êtes un amateur de Street Art, vous devez impérativement consulter ces deux derniers sites web.

Le premier, une flânerie virtuelle sur le Toit de la Grande Arche où le Street Art est mis à l’honneur à travers le regard contemporain et avant-gardiste de Cyril Kongo. Une exposition inédite avec de nombreuses toiles et collaborations visant à défendre le graffiti comme un art à part entière.

Le deuxième, une visite échelonnée de la Tour Paris 13, galerie itinérante qui a rassemblé 108 street-artistes de 18 nationalités s’exprimant dans 36 appartements courant 2013 avant sa destruction. La plus grande exposition de Street Art jamais réalisée à Paris, disponible en visite virtuelle sur Google Arts & Culture. Un véritable bonheur pour les gens qui n’ont pas pu y assister !

Le Perchoir Marais

Cosy – Éclectique – Splendide

C’est à l’occasion d’une sortie entre copines que j’ai découvert ce rooftop. Perché au 7ème étage du BHV, j’admets volontiers avoir eu un coup de cœur pour ce lieu qui offre une vue panoramique sur les toits de Paris, l’Hôtel de Ville, la Seine et la Tour Eiffel.

Une vue tout simplement à couper le souffle !

J’aime cette atmosphère décontractée ainsi que la décoration inspirée des îles grecques où se mêlent jeunes, touristes, et partisans des afterworks. Empressez-vous de faire ce que je n’ai pas fait, c’est-à-dire de commander un verre ou snack rapidement. Le bar réalise d’excellents cocktails et planches (fromage/ charcuterie) à la demande, ce qui prend du temps et crée souvent de l’attente. Profitez des DJsets mais aussi d’une vue imprenable, surtout l’été pour admirer le coucher du soleil et ses déclinaisons de couleurs dans le ciel. Nul besoin de lever les yeux, tout se déroule en face de vous, il ne reste plus qu’à apprécier ce spectacle au gré des saisons qui annonce non seulement la fin de la journée mais aussi le début d’une agréable soirée.

L’accès à partir de 20H15 se fait via un unique ascenseur, justifiant la longue queue devant le bâtiment. C’est pourquoi, je vous recommande vivement de venir en avance. Que les impatients s’abstiennent !

Lieu : 33 Rue de la Verrerie – 75004 Paris

Horaires : du mardi au vendredi de 20h15 à 1h30, sauf samedi 20h45

Prix : entrée libre

Gare Jazz

Atypique – Perçant – Jovial

À la recherche d’un club de jazz sympa et accessible, je remercie mon ami de m’avoir parlé de cet endroit car je n’ai vraiment pas été déçue !

Situé à la Villette en face de la sortie du métro, à la nuit tombée, j’ai arpenté cette longue allée pavée parsemée de boules colorées. Autrefois Gare du Pont de Flandre, ce bâtiment abrite désormais un bar club de jazz ainsi qu’une vaste terrasse.

Une fois entré, plus besoin de parler, le silence est de mise. Une ambiance intime, un lieu authentique agrémenté d’une décoration sans artifice. Une bière à la main debout, assis sur une chaise ou par terre, j’ai profité dans la pénombre de ces mélodies improvisées, de ces refrains dynamiques et entraînants qui forment le Jazz !

J’adore ce concept où la musique règne, elle prime sur la parole, les interactions et où pour une fois, le temps d’un instant, on ne parle plus, on écoute juste. Des artistes tous talentueux, expérimentés ou non, s’y produisent. Pour ma part, j’y suis allée en début de semaine, l’ambiance était plutôt calme et décontractée, néanmoins, selon les informations de l’amical agent d’accueil, du jeudi au samedi soir, l’ambiance est plus festive et dansante.

Lieu : 1 Avenue Corentin Cariou – 75019 Paris

Horaires : tous les jours de 18h à 01h, du jeudi au samedi 02h

Prix : participation libre

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